L’homme est la principale machine à fabriquer ses emmerdes, ou pourquoi vous ne parvenez pas à vous lancer dans l’immobilier ?

 

Du temps où j’étais salariée, j’ai eu la chance d’avoir pour patron un homme qu’on appelle un mentor ; un homme clairvoyant et humain dont un des leitmotivs était : « l’homme est la principale machine à fabriquer ses emmerdes » : il faut entendre par cela, que vous êtes votre principal frein pour atteindre vos objectifs et vos rêves.

Pourtant, vous êtes convaincu de vos objectifs et vos rêves. Et notamment, aujourd’hui, vous êtes convaincu que l’immobilier est un super levier d’enrichissement, et que c’est par là qu’il faut aller.  Vous êtes avec nous aujourd’hui car investir dans l’immobilier vous intéresse ; mais vous n’avez pas encore sauté le pas. A vrai dire, cela fait un certain temps que l’idée vous trotte dans la tête ; peut-être même avez-vous déjà vu plein de vidéos sur le sujet, suivi plein de tutos. Vous commencez à bien cerner le sujet ; en tous cas vous en savez assez sur la théorie pour passer à la pratique.

 

Pourquoi je n’embraye pas ?

 

C’est l’objet de ce billet ; il me tenait à cœur, parce que je trouve que l’on ne parle pas assez de cet aspect des choses : on vous parle de comment repérer un bien, comment acheter sous le prix du marché, comment faire des travaux, comment mettre en location, comment rentabiliser ; mais jamais comment passer à l’étape 1 . Pourquoi est-ce que je reste dans mon état actuel ; pourquoi est-ce-que je n’arrive pas à me mettre en déséquilibre, pour passer dans cet autre monde : pourquoi n’ai-je toujours pas fait mon premier investissement immobilier ?

La réponse est dans la question ! Vous avez trouvé un certain équilibre, perfectible, mais un équilibre quand même : vous travaillez, vous mangez, vous dormez, vous avez un toit sur la tête, vous vous divertissez et c’est bien agréable ; vous vivez en relative sécurité. Je dis relative parce qu’on ne sait jamais de quoi demain est fait ; on nous parle des retraites qui vont disparaître, du chômage qui augmente etc.  Et voilà qu’il faudrait vous déséquilibrer pour arriver à basculer vers un autre monde tout nouveau, dont vous ne connaissez les règles que de manière théorique. Il s’agit de sortir de votre zone de confort et de vous mettre en danger.

 

Ecoutez votre petite voix !

 

Le constat est sans appel, vous ne vous lancez pas… et moins vous vous lancez, plus vous êtes frustré ; parce que vous savez ce qu’il faut faire, vous savez que c’est ce que vous voulez, mais vous restez bloqué. Même, vous essayez de convaincre votre entourage du bien fondé de tout ce que vous avez appris, et vous êtes face à un constat implacable : vous n’êtes pas crédible, car vous n’avez encore rien entrepris de concret. On vous prend pour un rêveur, et vous finissez par vous demander si en effet, ça ne serait pas le cas. Vous êtes tenté de jeter l’éponge, mais cette petite voix intérieure résiste, et refuse de se rendre !

Je disais, vous en parlez à votre entourage. Deux raisons à cela : vous cherchez chez les personnes qui vous veulent le plus de bien au monde la validation définitive, l’encouragement ultime et le support bienveillant qui vous manquent. Vous vous sentiriez moins seul. En outre, verbaliser votre projet imminent pourrait être assimilé à un pacte que vous signez avec vous-même ; maintenant que vous l’avez dit, vous ne pouvez plus faire marche arrière. C’est une manière de vous auto-pousser vers l’avant.

Alors c’est encore plus terrible si vos paroles ne sont toujours pas suivies d’actes.

Pour couronner le tout, dans toutes ces vidéos que vous regardez, on vous dit que tout le monde peut le faire. On vous explique que même avec rien vous pouvez démarrer, et qu’il n’y a pas de limites. Et finalement, ces promesses vous bloquent encore plus, car alors, il semble qu’on vous dit que vous n’avez aucune raison valable d’en être toujours là où vous êtes.

 

Prenez le taureau par les cornes !

 

Alors, pour rentrer dans le vif du sujet : qu’est-ce qui vous bloque ?

Nommons-la : c’est la peur. Notamment, la peur d’échouer, la peur de décevoir, la peur d’être ridicule, la peur du changement, la peur de perdre de l’argent (et dans l’immobilier, il ne s’agit pas de petites sommes), la peur d’être dépassé par les évènements (votre vie n’était pas si mal avant finalement, et maintenant vous avez mis le doigt dans un engrenage qui vous dépasse, et c’est un enfer !), et même la peur de réussir, la peur d’être pris pour un imposteur; de manière générale, vous avez un manque de confiance en vous, qui vous fait donc trouver mille raisons pour procrastiner. La procrastination, c’est un mot que l’on entend beaucoup : l’art de remettre à plus tard !

Vous vous imaginez des scénarios catastrophe (si ce n’est pas les autres qui vous les fournissent), qui sont autant de raisons qui viennent stopper votre élan. Vous faites une fixation sur toutes les catastrophes qui pourraient survenir, plutôt que de visualiser tout ce qui va vous permettre de réussir. Il faut changer votre mode de pensée ! Ce sont donc toutes vos pensées qui vous freinent : « vous êtes la principale machine à fabriquer vos emmerdes » ; vous avez la vision, vous avez les solutions, et vous ne le faites pas.

De quoi avez-vous besoin ? vous pensez que vous avez besoin d’une validation de votre entourage pour vous encourager et ne pas être seul, d’avoir un support bienveillant en cas de pépin. C’est ce que vous recherchez maintenant, et c’est ce que vous n’obtenez pas. Donc, vous ne passez pas à l’action. Et c’est bien dommage, car c’est vous qui avez raison : il y a des choses à faire en immobilier !

 

Pensez comme la personne que vous voulez devenir

 

Pour passer à l’étape 1, il faut changer votre manière de penser (le « mindset »).

 

1/ Sachez que la peur est une bonne chose : elle est votre garde-fou. Elle est ce qui fait que vous allez réfléchir deux fois avant de prendre des décisions et de vous lancer à tort et à travers ; parce que oui, il est possible de se lancer à tort et à travers ! Par contre, il ne faut pas que cette peur soit bloquante. Si vous êtes bloqué, commencez par vous le dire tout haut : je suis bloqué, parce que j’ai peur.

2/ On a peur de ce qu’on ne connait pas. Et tant que vous n’aurez pas fait l’expérience de l’investissement immobilier une fois, vous aurez peur. Nous en sommes à notre 11è projet d’investissement, et j’ai toujours peur. J’ai peur, parce que finalement, chaque projet est nouveau : va-t-il être rentable celui-là ? Cette localisation est-elle bonne ? cette copropriété a-t-elle des vices cachés ? L’appartement est-il trop grand pour être rentable ? Mais à un moment donné, je prends la décision, et à partir de là, je ne me focalise plus sur mes peurs, je passe outre et je me lance sans me retourner en me concentrant sur toutes les actions qui vont conditionner la réussite.

3/ Ne cherchez pas le soutient chez les personnes qui ne connaissent rien à ce que vous projetez : elles auront peur elles aussi ; sinon, elles l’auraient fait. En plus, elles auront peur que vous échouiez, et de prendre part à votre échec en vous ayant encouragé dans une mauvaise voie.

4/ Nous sommes la moyenne des 5 personnes que nous fréquentons le plus ; alors, fréquentez des personnes qui sont comme vous, à un stade plus avancé, qui peuvent répondre à vos peurs et calmer vos peurs. Laissez-vous gagner par leur entrain et leur assurance. Si vous parlez d’immobilier toute la journée avec des gens qui ont réussi à faire ce que vous voudriez faire, vous verrez que cela vous apportera le coup de pouce final pour vous faire basculer.

5/ Vous ne pouvez pas vous empêcher de vous faire des scénarios catastrophe ? Faites-les, considérez-les, puis mettez-les de côté ; et après focalisez-vous sur ce qui pourrait arriver de bien ; concentrez-vous sur les réussites qui vous attendent. Laissez la petite voix intérieure qui est convaincue par vos projets s’exprimer pleinement, et décidez que c’est à elle que vous allez faire plaisir. Allez voir vos nouveaux amis investisseurs, et prenez un bain d’optimisme.

6/ Pour garantir votre succès, demandez-vous comment vous pouvez très concrètement mettre toutes vos chances de votre côté (la formation, le principe de prudence sur vos simulations chiffrées, le soutient de votre nouveau réseau).

7/ Prenez les choses petit à petit, et pas dans leur ensemble, afin qu’elles ne vous paraissent pas insurmontables (« un sommet après un autre »). Cela ne vous engage à rien d’aller rencontrer votre banquier pour avoir une simulation de crédit. Faites-le. Cela ne vous engage à rien d’aller faire le point avec un courtier : prenez rendez-vous ; cela ne vous engage à rien d’organiser une rencontre avec différents comptables pour identifier celui qui sera à même de bien vous assister : contactez-en ; cela ne vous engage à rien de commencer des visites : repérez des annonces. Cela ne vous engage à rien de tenter une négociation sur un bien pas forcément idéal, juste pour vous faire un peu la main : annoncez un prix ! Sans vous en rendre compte, vous avez mis en marche vos projets, vous avez commencé à défricher, et aucune de ces étapes n’a été compliquée. Et un jour, les évènements s’enchaineront : une de vos négociations fonctionnera ; appliquez ce que vous avez appris, récupérez les documents, alignez vos chiffres, allez voir votre banquier pour du concret, vous avez encore passé des étapes !

 

Les clés de votre victoire

 

  • Reconnaissez votre peur : il faut connaître son ennemi pour mieux le combattre.
  • Acceptez votre peur, elle est légitime et bienvenue. Pensez que ceux qui ont réussi ont eu peur aussi.
  • Exprimez-la puis laissez-la derrière vous. Focalisez-vous sur ce qui est positif.
  • Eloignez-vous des personnes qui vous freinent, ou n’écoutez pas votre entourage récalcitrant. Elles ne sont pas constructives pour vous. Vous voulez trouver des solutions, eux, ils trouvent des problèmes.
  • Entourez-vous des personnes qui ont réalisé ce que vous voulez réaliser, et puisez en eux votre force.
  • Avancez prudemment mais avancez : prenez les étapes les unes après les autres. Chaque petite étape sera une victoire ; félicitez-vous au passage !
  • Ne voyez pas trop loin dans un premier temps, afin que la tâche ne vous semble pas trop ardue.

Faites-vous confiance : si vous avez peur, c’est que vous êtes suffisamment prudent pour ne pas faire n’importe- quoi.

Un jour, vous allez vous rendre compte que vous n’êtes plus dans l’étape 1, et que vous êtes dans le vif du sujet ! Soyez heureux de ce qui vous arrive.

Sachez que vous allez rencontrer des problèmes, et que vous allez les résoudre. Et alors, d’autres se tourneront vers vous pour demander comment vous avez fait. Vous voilà passé de l’autre côté !

 

Nelson Mandela disait : je n’échoue jamais. Soit je gagne, soit j’apprends.

Nous vous souhaitons tout le meilleur pour vos projets.

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